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Bakary Y. Badjie : (ministre gambien des Sports)«La CAN c’est aussi l’affaire des gouvernements»

ITW RÉALISÉE PAR NAZIM BESSOL, À BANJUL

En marge du Congrès de l’AIPS – Afrique, placé sous le thème : «La presse sportive face aux défis de l’intelligence artificielle», à Banjul, le ministre gambien des Sports, Bakary Y. Badjie, a donné à Botola et BotolaTV son point de vue sur la situation du football continental et les dernières décisions prises par la Confédération africaine de football (CAF). – INTERVIEW RÉALISÉE PAR NAZIM BESSOL, À BANJUL

-Monsieur le ministre, que pensez-vous des dernières décisions de la FIFA et de la CAF à Rabat, notamment l’organisation de la CAN tous les quatre ans ?                                                                                         Nous pensons qu’il aurait dû y avoir une consultation plus large, parce que si la CAN concerne les fédérations et la CAF, elle a également un lien direct avec les gouvernements et les ministères. Or, cette consultation n’a pas eu lieu.

-Vous n’avez donc aucune idée sur les répercussions que cela va entraîner sur le football africain ?
On doit s’interroger sur les implications entre deux CAN avec cette ligue qu’ils veulent mettre en place. Comment va-t-elle affecter le championnat de notre pays et comment va-t-elle influencer le développement des joueurs, surtout quand on a la possibilité de ne jouer qu’une seule CAN au cours de toute sa carrière ? Ce sont là les défis.

-Il y a une rentabilité financière à considérer ?                                                                                                               Pas seulement. Il y a des éléments que nous devons examiner, afin que, même si nous constatons un coût favorable pour les pays africains, nous prenions aussi en compte la carrière de l’athlète et du joueur. Il y a un risque pour qu’ils ne jouent qu’une seule fois dans leur carrière une CAN. Une carrière professionnelle est très courte.

-Y a-t-il une possibilité de voir une large consultation des ministres africains des Sports sur ce point ?
Il aurait dû y en avoir une. Je rappelle que l’Union africaine, dont nous faisons tous partie, dispose du Conseil africain du Sport de l’Union africaine. C’est là que se retrouvent tous les ministres, nous nous réunissons tous les deux ans. Cela aurait pu être une décision prise dans ce cadre, en sachant que les décisions de la CAF et des fédérations ont beaucoup à voir avec les ministères et les gouvernements. Mais cela n’a pas été fait, alors que cela aurait clairement dû l’être.

Les supporters africains ont-ils leur mot à dire ?                                                                                                           Nous pensons que les gouvernements représentent les supporters, ils représentent les peuples. Et les fédérations sont-elles d’accord avec cette décision ? Si oui, elles n’ont pas consulté les gouvernements avant même d’accepter ce type de décision. Mais c’est une nouveauté, nous devons mieux la comprendre afin de pouvoir prendre des décisions et des choix éclairés.

– INTERVIEW RÉALISÉE PAR NAZIM BESSOL, À BANJUL

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