. ALG : Former, c’est s’engager sur la voie du progrès | Foot Afrique
Football algérienLes infos

ALG : Former, c’est s’engager sur la voie du progrès

LAFORDASSE

L’article consacré par Botola aux deux jeunes joueurs du MC Alger, Moslem Anatouf et Yakoub Gassi, a suscité un riche débat autour de la formation des talents en Algérie. Et ils sont très nombreux ceux qui ont fini par être
convaincus que «former, c’est s’engager sur la voie du progrès. C’est se donner les moyens de réussir, à force de temps et de travail», pour reprendre cette phrase prononcée par un ancien président de la Fédération française de football dont le pays est devenu, aujourd’hui, un modèle en matière de formation. Il n’est
pas le seul à l’échelle planétaire puisque la plupart des nations se sont engouffrées dans cette voie, chacune avec sa méthode, ses moyens, son environnement socioéconomique, ses spécificités, sa culture et ses ambitions.

Aujourd’hui, dans certains pays, l’enseignement du football est associé à l’école aux autres matières classiques (maths, géographie, sciences, littérature …) pour non seulement former et éduquer, mais également faire progresser les jeunes talents en leur faisant découvrir les valeurs de ce sport. D’où la naissance, un peu partout, d’académies, publiques et/ou privées, pour une pratique du football compétitive et récréative pour les filles et les garçons qui, sur le temps, font émerger les pépites qui deviendront les joueurs professionnels de demain. L’expérience tentée par la FAF durant le mandat de Kheïreddine Zetchi, un convaincu et un acharné de la formation académique, durant moins de deux ans, a donné inéluctablement ses résultats.

Tout le monde en parle aujourd’hui, sans aller au fond des choses. On évoque bien évidemment le produit, sa qualité et éventuellement son avenir, mais on ne s’attarde pas assez sur son origine et surtout le processus à travers lequel il est passé. Même s’il y avait des insuffisances et des problèmes freinant le processus de formation des joueurs, comme Gassi Yakoub, Moslem Anatouf, Abdelouahab Satta, Mehdi Haidar Hedroug (MC Alger), Islam Eddine Slimane Tichtich (JS Kabylie), Salah Eddine Bouziani (Paradou AC), Amor Seyf Eddine Bitam (Olympique Akbou), Mehdi Bouhellala et Ala Eddine Limane (USM Alger).

Tous sont issus de l’académie de Sidi Bel-Abbès qui a regroupé 57 jeunes talents, fruit d’une grande opération de détection. Ils ont déjà du temps de jeu au sein des équipes professionnelles de la L1 alors qu’ils ont à peine 20 ans. Arezki Remmane et son équipe sont passés par là pour façonner tous ces joueurs et leur donner une base de formation qui leur permet aujourd’hui d’intégrer les équipes professionnelles. L’académie de Khemis Miliana, qui était composée de 24 joueurs triés après un long travail de prospection menée par le technicien
espagnol Vicente Girona et son staff, était également inscrite dans la même trajectoire.

Tout récemment, la direction technique nationale (DTN) a fait part d’une grande opération de prospection de jeunes talents dans le grand Sud algérien en supervisant plus de 2 000 jeunes, parmi lesquels une cinquantaine ont été repérés pour leur potentiel. Mais dans quel but ? Vont-ils rejoindre un centre de
formation ou une académie ? La FAF n’en dit pas plus. Ni non plus sur son projet stratégique de développement. Et c’est là, le fond de la problématique.
Lafordasse

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité