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ALG : A quoi servent finalement les licenciés CAF Pro ?

MOHAMED MALIK

Le MC Oran vient de limoger son entraîneur, l’espagnol Juan Carlos Garrido, et lui cherche un remplaçant. Le directeur sportif du club  Chérif El-Ouazzani souhaiterait un technicien algérien, sera-t-il écouté ?

Le directeur sportif du MC Oran, Si Tahar Chérif El-Ouazzani, sans finalement les prérogatives du poste qu’il occupe, a révélé aujourd’hui au quotidien Botola qu’il souhaiterait que le club engage un entraîneur local en remplacement de l’espagnol Juan Carlos Garrido dont le contrat a été résilié au lendemain de la défaite à domicile face à l’Olympique Akbou (0 – 1).

Le comble dans l’histoire, c’est que Chérif El-Ouazzani, a indiqué que ce n’est pas à lui que revient la décision d’engager un entraîneur, ni de proposer, mais à une cellule mise en place à cet effet, et que le dernier mot revienne au président du Conseil d’administration du club (la SSPA) !

Normalement, ce dernier devrait inviter son directeur sportif à s’occuper de ce dossier en fonction des moyens financiers que peut mettre le club pour recruter cet entraîneur. D’où la question : à quoi sert finalement un directeur sportif dans ce cas s’il n’a pas son mot à dire dans le choix d’un coach ?

Et à quoi sert aussi d’avoir le plus haut diplôme d’entraîneur en Algérie, à savoir la Licence CAF Pro, si on est souvent au chômage alors que les clubs courent derrière des techniciens étrangers à coups de devises sonnantes et trébuchantes ?

Pourtant, sur les 26 diplômés de la première promotion (2023-2024), 23 sont des techniciens algériens. Mais ils sont combien à être en poste aujourd’hui ?  En septembre, la fédération algérienne de football a lancé une deuxième promotion qui a déjà entamé son cursus avec 26 autres techniciens parmi lesquels d’anciens internationaux à l’image de Haddou Moulay, Bilel Dziri, Mounir Zeghdoud et autre Samir Zaoui et Hocine Zaoui.

Le coût de la formation est, lui, passé de 1,4 millions de dinars à 1,65 millions de dinars en une année, ce qui a contraint certains à ne pas pouvoir poursuivre cette formation, tout comme les techniciens, quelque soit leur rang, ayant dépassé 60 ans !

Pourtant, la première promotion renfermait des techniciens dépassant cet âge, tels que Rabah Saâdane, Rachid Bouarrata et Abdelkader Amrani. Mais la FAF a décidé de fermer les portes au ‘’troisième âge’’ sans la moindre explication et encore moins argument.

On n’évoquera pas ici les conditions d’éligibilité au test d’entrée que certains n’ont pas rempli parmi les stagiaires de la première promotion pour dire que souvent des diplômés en Licence CAF Pro n’exercent pas, ou bien sont à la tête de clubs amateurs dans des divisions inférieures voir quitter le pays pour monnayer leurs compétences ailleurs.

Voici la liste des techniciens algériens détenteurs de la Licence CAF Pro :

Abdelhak Benchikha, Abdelkader Amrani (JS Saoura), Kheireddine Madoui (Nasr Libye), Lyamine Bougherara, Chérif Hadjar (RC Kouba), Azzedine Aït Djoudi, Abderrachid Bouarrata, Taoufik Rouabah (Al-Aïn FC, Arabie Saoudite), Mohamed Mekhazni (DTS Akbou), Lakhdar Adjali (Hafia Conakry), Fouad Chiha, Mohamed Lacete, Saber Bensmaïn, Arezki Remmane, Nacerdine Sadi (DTS ES Sétif), Rabah Saâdane, Amine Ghimouz (Equipe nationale U7), Karim Kaced (Chef de département Formation / DTN), Mohamed Benchouia (GC Mascara), Soufiane Nechma (Saham Club, Yémen), Samir Boudjerane, Chafik Ameur et Abdelali Erredir.

 

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