
Les analystes, les experts, les commentateurs et autres passionnés multiplient les débats contradictoires à
la suite des incidents qui ont marqué la Coupe d’Afrique des Nations. Mais, si la FIFAcaf marocaine est critiquée, elle n’est pas blâmée, alors qu’elle mérite d’être condamnée. Pourtant, elle porte une lourde responsabilité sur les événements qui ont sali le football continental aux yeux des millions de téléspectateurs.
On le savait déjà. Depuis quelques années, le trio Gianni Infantino (FIFA), Patrice Motsepe (CAF) et le Marocain Fouzi Lekjaa (président de la Fédération marocaine et membre du CE de la FIFA) a instauré une politique basée sur la corruption, le favoritisme et l’élimination des membres susceptibles d’entraver leur stratégie. Ainsi, la FIFA, aidée par le Maroc, a vassalisé la CAF avec ses 54 fédérations nationales dont une majorité de dirigeants ont accepté d’être soumis.
Gianni Infantino est parvenu à inverser les rôles. Il a transformé et neutralisé la CAF, profitant du «People Pleaser» (Plaiseur) Patrice Motsepe alors que de tout temps, l’institution du Caire était courtisée et ses idées étaient considérées. Ses dirigeants, comme l’Algérien Mohand Maouche ou le Sénégalais Mawade Wade, un africaniste convaincu, avaient contribué pour beaucoup au respect de la CAF, au développement du football et à son autonomie.
Cependant, l’espoir est permis. De Rabat, des voix se sont élevées pour dénoncer les agissements de la FIFAcaf marocaine. Des membres du CE de la CAF se sont rebuffés. Devant cette situation, Zurich a lancé toute son armada médiatique pour tenter des diversions dans le but de redorer son image. Ce qui a fait dire à un officiel africain «rien ne sera comme avant. Cette offensive de communication n’est, ni plus ni moins, qu’une grosse arnaque qui ne passe pas. La CAF doit retrouver sa liberté d’action».
Pour certains visionnaires, Rabat a marqué le début du déclin de Gianni Infantino et de ses vassaux. Il est devenu le plus impopulaire des présidents de la FIFA, bien plus que le conservateur Sir Stanley Rous. L’institution internationale décline. Elle est aux abois.
-YANIS.B





























