
La semaine dernière, la reprise de la phase retour du championnat de L 1 en Algérie s’est déroulée sans la présence de la VAR (l’assistance vidéo à l’arbitrage) dans tous les stades où se sont déroulés les matchs, hormis les rencontres reportées en raison de la participation des clubs en compétitions interclubs africaines, et où l’utilisation de cette technologie est possible.
Evidemment, l’information est passée inaperçue, voire même occultée pour ne pas susciter des réactions et des polémiques. Dans le même temps, le bureau fédéral, réuni le jeudi 22 janvier, a fait part des activités de l’arbitrage tout en avançant le taux de couverture de la VAR pour la phase aller de la saison 2025/2026 qui aurait atteint 70%, soit 82 matchs couverts sur les 120 disputés.
Comparé au chiffre de la phase aller de la saison 2024-2025, ce taux aurait augmenté de 20%, vu que 61 matchs sur les 120 ont connu la présence de la VAR. Cependant, cela demeure insuffisant car 30% de matchs non couverts par la VAR sur toute une saison (si on considère que ce constat persistera jusqu’à la fin de la phase retour) reste un taux énorme car il représentera 76 matchs hors contrôle de la technologie !
Quand on connaît les enjeux du championnat, que ce soit pour le titre, les places qualificatives pour les compétitions africaines et la relégation qui, cette saison, passe à trois clubs au lieu de deux qui prendront l’ascenseur, l’absence de la VAR touche directement l’intégrité du jeu.
De plus, la Commission fédérale d’arbitrage (CFA), que chapeaute Mehdi Abid -Charef ne donne pas d’autres chiffres et détails importants, comme l’impact de l’utilisation de la VAR depuis son introduction dans le championnat algérien, où elle est vantée et louée à tous les coups.
A titre d’exemple, en Tunisie où l’Algérien Djamel Haïmoudi, le premier qui a introduit la VAR en Algérie du temps de l’ex-président de la FAF, Djahid Zefizef, le taux d’erreurs commises par les arbitres de terrain a été réduit à seulement 1,8 grâce à cette technologie.
Sans zorna ni trompettes, Haïmoudi, superviseur général de la Direction nationale de l’arbitrage (DNA), ainsi que Walid Kchaou, responsable de la technologie de la VAR au sein de la FTF, ont réussi le pari de couvrir tous les matchs de la Ligue 1 tunisienne, et ambitionnent d’introduire la VAR dans le championnat de L2 dès la prochaine saison (2026-2027) en s’appuyant déjà sur une quarantaine d’arbitres et une cinquantaine d’assistants, habilités à utiliser cette technologie, auxquels viendront s’ajouter au moins une quarantaine, sans compter les techniciens.
C’est dire qu’aujourd’hui, la VAR n’est ni un luxe ni un exploit, mais une nécessité dans le monde du football professionnel à laquelle il faudra obligatoirement accéder en toute équité et transparence, en ayant un œil sur les innovations et les progrès que connaît ce domaine dans une perspective d’efficience et de réduction des coûts.
LAFORDASSE





























