
L’après-Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Maroc 2025 continue de tenir en haleine l’opinion à travers des histoires qui ont marqué cette 35e édition qui restera dans les annales pour ses bons et … mauvais souvenirs. Parmi le trend du moment, c’est bien cette histoire de ‘’serviette’’ qui a fait le tour de la planète, suite à cette scène ahurissante impliquant le gardien du Sénégal, Edouard Mendy, dont le morceau de tissu était très convoité par les Marocains en finale de la CAN, impliquant également le gardien remplaçant, Hayvid Diouf, qui, après avoir été mis à terre dans la surface de réparation alors que le match se jouait, a piqué un sprint marche-arrière jusqu’au banc de touche.
La scène ne s’est pas arrêtée là puisqu’auparavant, le joueur marocain, Ismaïl Saibare, s’est lui aussi mêlé à cette histoire, dans sa quête de chiper la serviette du gardien, comme ce fut le cas avec le portier nigérian, Stanley Mwaballi, à qui on a piqué l’objet tant désiré à plusieurs reprises ! Mais pourquoi tout cet acharnement pour enlever cette fameuse serviette derrière les buts des gardiens sénégalais et nigérian ? Beaucoup de bruits et de supputations autour de ça, mais en vérité la planète-football n’a fait que découvrir, à travers une large couverture médiatique, le côté ‘’mystique’’ du football africain, ses croyances et ses gris-gris.
Ce n’est pas la première fois que les stades du continent connaissent de telles situations extravagantes. En novembre dernier, le coach du Nigéria, le Malien Éric Chelle, avait accusé la RD Congo d’avoir eu recours au « vodoun » (vaudou) lors de la séance des tirs au but du match-finale du barrage continental pour le Mondial-2026. Selon lui, un membre du staff congolais s’adonnait à des gestes bizarres lors de cette séance fatidique qui a souri aux Léopards au détriment des Super Eagles. En Algérie, combien de fois n’a-t-on pas vu des personnes venir derrière les buts du gardien adverse pour jeter de l’eau « bénite» lors des matchs internationaux ou interclubs contre des adversaires issus du continent ?
Combien de fois n’a-t-on pas trouvé des objets bizarroïdes à côté du poteau ou savamment enfouis dans le gazon derrière les buts ? Au Maroc, pays où le mysticisme a pignon sur rue et où la magie et le gris-gris sont plus courants, ce n’est pas étonnant d’expliquer l’attitude des ramasseurs de balle et des officiels marocains vis-à-vis de ses serviettes « magiques » ! D’ailleurs, un responsable politique marocain n’a pas hésité à déclarer que les joueurs sénégalais auraient eu recours à des pratiques mystiques avant le penalty tiré par Brahim Diaz. C’est dire que toutes ces croyances ont toujours existé et continueront à exister, mais qui n’ont été que juste amplifiées par la surmédiatisation de l’événement CAN.
Mais comme le dit un bon proverbe algérien qui résume tout : celui qui n’a pas de chance se dit qu’il est marabouté ! La magie n’a jamais réussi à marquer un but ou à décrocher un titre…
– MOHAMED MALIK





























