
A la veille du quart de finale face au Nigéria, Ryad Mahrez a annoncé que cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) – 2025 serait la dernière de sa riche et longue carrière sous le maillot des Verts.
S’il y a vraiment un joueur qui a su gérer convenablement sa carrière, c’est bien le capitaine des Verts Ryad Mahrez qui, à bientôt 35 ans, vit ses derniers mois sous le maillot de l’équipe nationale. Le capitaine des Fennecs s’est fixé un objectif : disputer la Coupe du Monde 2026 et se faire une dernière fois plaisir avant de raccrocher les crampons, à l’international. Mais avant cette échéance, il y a cette CAN-2025 qui a permis aux algériens de renouer avec les victoires en réalisant jusqu’ici le parcours parfait, alignant quatre succès sur quatre, depuis le 1e tour jusqu’aux huitièmes de finale où ils croiseront demain, en quart, le Nigéria à Marrakech.
Un match qui rappelle bien des souvenirs pour Mahrez, après ce fameux coup-franc qui restera dans les annales des Coupes d’Afrique, inscrit dans l’ultime seconde face au Nigéria en 2019 et envoyant l’Algérie en finale. La suite, ce fut un sacre inoubliable qui permit à l’ex-joueur de Manchester City de soulever le trophée continental, après trois décennies d’attente sous les commandes de Djamel Belmadi. Cette fois, c’est avec une nouvelle génération de joueurs et quelques anciens rescapés de cette belle épopée que Mahrez voudrait de nouveau goûter à la saveur d’un sacre qui n’a pas de comparatif.
En conférence de presse, à la veille du choc face aux Super Eagles, Mahrez a annoncé : ‘’Cette CAN sera ma dernière’’. Avant d’ajouter : ‘’J’ai vraiment envie de remporter une fois cette compétition avec cette génération’’. Après avoir inscrit trois buts lors des trois premiers matchs, terminant co-meilleur buteur du 1e tour avec les deux marocains Brahim Diaz et Ayoub El Kaabi, le capitaine algérien est resté plutôt discret lors des huitièmes de finale face à la RD Congo.
Profitant de ce tournoi, Mahrez s’est même glissé un peu dans la peau d’entraîneur, même s’il a esquivé avec un sourire la question que lui a posé un journaliste en zone mixte sur ‘’ses tuyaux’’ filés à Petkovic et l’incorporation d’Adil Boulbina dans le temps additionnel, celui-là même qui offrit une qualification incroyable de la sélection pour les quarts de finale.
Pour ceux qui connaissent bien Ryad et sa grande complicité avec l’ex-coach national, Belmadi, et les longues discussions qu’ils avaient autour du football, ils ne seront pas étonnés si, un jour, Mahrez se reconvertisse en entraîneur une fois sa carrière vraiment terminée. Il en a, en tous les cas, le profil et le potentiel, lui qui a côtoyé des coachs de renom durant sa carrière, que ce soit en clubs ou en sélection, sans compter son riche vécu et ses six participations aux phases finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Qu’il brandisse de nouveau le trophée – chose qu’on lui souhaite – ou pas, Ryad Mahrez fait déjà partie des grandes légendes du football africain et à jamais.






























