La victoire de l’Algérie face au Burkina Faso (1-0), lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la CAN-2025, a été accueillie avec un mélange d’euphorie et d’inquiétude.
Si les Verts peuvent désormais se réjouir d’assurer la première place du groupe E et préparer sereinement leur huitième de finale prévu le 6 janvier sur la même pelouse, l’ombre de deux blessures vient ternir ce succès. En effet, Jaouen Hadjam et Samir Chergui, touchés durant le match, sont désormais en délicate position pour la suite de la compétition. Le premier à quitter prématurément le terrain fut Jaouen Hadjam. Le défenseur de Young Boys a dû céder sa place dès la 13e minute après un contact qui lui a valu une contusion à la cheville. Bien que la nouvelle ne soit pas alarmante, elle impose néanmoins prudence et repos. Les examens médicaux réalisés immédiatement après la rencontre ont confirmé l’absence de lésion grave, mais le joueur doit observer une période de récupération d’environ une semaine.
Hadjam moins préoccupant, mais…
Selon le staff médical, Hadjam sera ménagé lors du dernier match de la phase de groupes contre la Guinée équatoriale, et son retour pour les huitièmes de finale reste conditionné à une évolution positive de sa cheville. Son rétablissement rapide pourrait représenter un atout précieux pour l’équipe, mais aucune certitude n’est encore acquise. En revanche, la situation de Samir Chergui est bien plus préoccupante. Déjà fragilisé par une blessure aux ischio-jambiers le mois dernier, le défenseur du Paris FC a subi une lésion musculaire à l’arrière de la cuisse qui pourrait compromettre sérieusement sa participation future dans la compétition. Contraint de sortir à la 60e minute, il a laissé paraître une douleur intense, confirmée par les images diffusées en direct. Selon les premières évaluations, Chergui pourrait être éloigné des terrains pour au moins trois semaines.
Au moins trois semaines d’arrêt pour Chergui
Cela rend sa présence aux huitièmes de finale très incertaine et même pour la suite de la compétition. Le staff technique et médical a prévu de se réunir lundi pour décider de la meilleure option : maintenir le joueur au sein du groupe afin qu’il bénéficie d’un suivi rapproché ou envisager un retour anticipé en club pour entamer sa rééducation dans des conditions optimales. Ces deux situations créent un dilemme pour le sélectionneur et son équipe médicale. D’un côté, la prudence est essentielle pour protéger les joueurs, en particulier Chergui, afin de ne pas aggraver la blessure et compromettre la suite de la saison internationale. De l’autre, l’importance de disposer de toutes les forces disponibles pour les huitièmes de finale impose un suivi médical très rigoureux.
Un coup dur pour la défense des Verts
Le staff devra donc jongler entre gestion du risque et ambition sportive. Ainsi, si Hadjam apparaît comme un cas relativement rassurant, avec une probabilité raisonnable de revenir pour le prochain tour, Chergui reste un sujet de préoccupation majeure. Les supporters des Verts devront attendre les prochains jours pour connaître l’étendue exacte de son indisponibilité et espérer que la préparation des huitièmes de finale ne soit pas trop impactée par cette double absence potentielle. Entre soulagement pour la qualification et inquiétude pour les blessures, l’équipe nationale vit donc un moment contrasté, symbole des défis physiques et tactiques que comporte une compétition de haut niveau comme la CAN.
-DJAMEL OUAGLAL






























