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ALG : Cette tendance à vivre dans le passé

MOHAMED MALIK

L’une des particularités du football algérien, du moins chez une bonne partie de ses acteurs, y compris la presse, c’est cette tendance à vivre tout le temps dans le passé. Est-ce un fait socioculturel ou bien un état psychosomatique ? Sinon, comment expliquer que notre football soit resté figé sur des dates-phares, comme 1982 et cette première participation à une Coupe du monde avec une formidable génération de footballeurs, 1990 et le premier sacre dans une CAN ou bien l’épopée d’Omdurman de 2009 et puis tout récemment la consécration de 2019 au Caire ? Lors des dernières sorties médiatiques du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, du capitaine Ryad Mahrez et du vice-capitaine Aïssa Mandi, les mêmes réponses et remarques ont fusé : «Cessons de rester sur le passé et projetons-nous sur l’avenir», ont-ils insisté en réponse aux mêmes questions qui reviennent de la part de certains journalistes, à court d’idées ou remueurs de couteaux dans les plaies !

Certains, en effet, n’arrivent pas à se défaire du passé et de comparaisons, parfois maladroites, qui finissent par agacer, tel ce rappel incessant des deux derniers échecs aux CANs 2021 et 2023, oubliant qu’en 2019 ce fut l’édition du bonheur. Comme si l’histoire de la sélection algérienne a été jalonnée tout le temps de succès et d’exploits lors de cette épreuve continentale. Combien de fois les Fennecs ont connu défaites et désillusions sans oublier les fois où ils ne se sont même qualifiés pour la phase finale dans les années 60 (1963 et 1965), les années 70 (1970, 1972, 1974, 1976 et 1978) et même les années 2000 (2006, 2008 et 2012). On comprend donc pourquoi des joueurs, comme Mahrez et Mandi qui sont à leur sixième CAN, dont celle du Maroc sera certainement leur dernière, et conscients de la responsabilité qu’ils endossent, trouvent les mots clairs pour dire basta, arrêtons de vivre dans le passé et dans les comparaisons, parfois stupides, qui n’apportent rien au débat.

Les deux vieux briscards rappellent le présent et les objectifs de performer, surtout en présence de nouveaux et jeunes joueurs à qui il faudrait passer le témoin, non pas en rabâchant le passé, même récent, mais en insistant sur les vertus du jeu et de l’amour du maillot, car l’avenir leur appartient. Des pages d’Histoire, comme celles écrites par les anciens, devront être écrites par les Ibrahim Maza, Anis Hadj- Moussa, Adil Boulbina, Mohamed El Amine Amoura et bien d’autres qui poussent derrière. L’Histoire du football algérien ne s’arrêtera pas à Abdelhamid Kermali ou Djamel Belmadi, les artisans des deux seuls succès en Coupe d’Afrique des nations, mais elle devra se poursuivre avec d’autres techniciens qui sauront insuffler la flamme des consécrations et laisser leur empreinte identitaire dans le jeu des champions.

– MOHAMED MALIK

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