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CAN : Le Burkina n’a pas démérité ! (envoyé spécial à Rabat)

DJAMEL. O

Grâce à un penalty de son capitaine, Riyad Mahrez, la sélection nationale a enchaîné un deuxième succès de rang, hier soir, à Rabat, qui lui assure déjà une présence en huitièmes.

Cette victoire doublement importante ne doit, néanmoins, pas faire oublier le jeu minimaliste des Verts, mis à mal par un Burkina Faso qui n’a, pourtant, rien montré de fameux mis à part le jeu brutal. Petkovic tient sa quatrième qualification de suite aux huitièmes de finale dans un tournoi majeur, après ses réalisations avec la Suisse au Mondial-2018 et aux EUROS 2016 et 2020.

Son pari d’une défense à trois avec un milieu renforcé et une attaque bipolaire a, cependant, rapidement été mis en échec hier par un petit attentat de Sangaré qui a tout aussi promptement mis Jaouen Hadjam hors service, l’obligeant à lancer Baghdad Bounedjah avant même que le premier quart d’heure se soit totalement consumé mais aussi et surtout à revenir à une défense plate à quatre éléments. Or, pour avoir piétiné la cheville de Hadjam, Gustavo Sangaré s’en est sorti avec un simple avertissement que même la VAR n’a pas réussi à faire … rougir (14e).

Mahrez met les siens sur orbite

Ce véritable coup du sort n’a, toutefois, pas altéré le moral des Verts qui sont repartis au combat avec l’intention, eux aussi, de faire mal à l’adversaire. Voeu exaucé puisqu’à la faveur d’une belle combinaison avec Boudaoui, Aït-Nouri a obtenu un penalty après avoir pénètre dans la surface, côté gauche avant d’être bloqué et fauché par Dayo qui a mis son genou en opposition (21e).

Se chargeant de la sentence, le capitaine Riyad Mahrez prit Koffi à contre-pied et ouvrit le score pour l’EN en ouvrant parfaitement son pied (23e). Mettant à mal la défense burkinabée par des changements de côté aussi rapides que précis, les Verts s’offriront dix minutes plus tard une belle occasion de faire le break, mais, bien servi par Maza, Amoura décocha une frappe du droit qui s’envola au-dessus des bois de Koffi (35e). Prenant de plus en plus l’initiative, les Etalons auront ensuite leur moment fort de ce premier half, sans toutefois parvenir à en profiter.

Les ratages de Amoura et Maza

D’abord sur une balle de Traoré au second poteau sur laquelle Ouattara placera sa tête avant que Kaboré à l’opposé ne trouve le montant gauche d’un Zidane spectateur sur l’action (43e). Puis sur une autre balle chaude venue également de Traoré vers Tapsoba avant que la défense ne s’en sorte in extremis (44e+4). Sur le contre, les Fennecs auraient même pu doubler la mise et rentrer au vestiaire avec une avance considérable au tableau d’affichage, mais encore une fois maladroit et en manque de précision, Amoura placera la balle dans les gants du gardien alors qu’il venait d’être idéalement décalé à gauche, dans la surface, par son capitaine Mahrez qui avait mené le contre dans l’axe (45e+5).

Entamée comme la première par une blessure d’un défenseur latéral, la seconde mi-temps verra Petkovic procéder au remplacement de Chergui par Belghali en y ajoutant un incompréhensible rappel de Mahrez sur le banc pour lancer Zinedine Belaïd à sa place (60e).

Une deuxième période verrouillée

Ce choix de tout bétonner dès l’heure de jeu profita, sans surprise, aux Burkinabés. Ayant remplacé Zougrana à la pause, Minoungou s’essayera alors à un plat du pied d’en dehors de la surface, mais sans danger pour Zidane qui a laissé filer le cuir en sortie de but (62e). Dominés dans l’impact et recroquevillés sur eux-mêmes, les Verts réussiront malgré tout à s’offrir deux superbes occasions de prendre le large. En l’espace de deux minutes, soit entre la 66e et la 68e, Ibrahim Maza verra, ainsi, Koffi annihiler ses deux tentatives à bout portant, sur un double service de Bounedjah.

Boudaoui pourrait tout autant regretter de n’avoir pas ouvert son compteur-buts après avoir mal placé sa tête en apposition sur un centre intelligemment dosé par Belghali (75e). Bien qu’ayant choisi de reculer d’un cran pour mieux surprendre l’adversaire dans la profondeur, les Verts s’offriront dans la foulée une autre opportunité de tuer tout suspense, mais la puissante frappe à ras de terre d’Aït Nouri fut détournée en corner par le même Koffi (77e). La frappe flottante de Minoungou, la tête pas très appuyée de Kaboré (83e) ou encore la frappe non cadrée de Tapsoba (90e) ne viendront, comme ultimes tentatives, que confirmer la tendance d’un succès algériens acquis aux forceps. Mais acquis quand même !

– DJAMEL OUAGLAL

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